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LE COAVIONNAGE

par d.hans Catégorie : Actualités 20-09-2016

Le coavionnage légalisé en France !

Légalisé en France depuis le 25 août 2016, le coavionnage est une pratique rendant l’aviation de loisir accessible au grand public. Les passagers peuvent ainsi partager le coût d’un vol privé. Cependant, ce mode de voyage collaboratif est très encadré et n’est pas sans danger. Explications.

1)   L’aviation de loisir moins cher

Le coavionnage est calqué sur le concept du covoiturage. Il consiste à mettre en contact des pilotes privés et des particuliers pour leur permettre d’occuper les places libres sur des vols programmés. Ce mode de transport est proposé par certaines plateformes lancées en 2015, à l’instar de Coavmi, Cofly, Off We Fly, Wingly ou Wingshare.

Le coavionnage présente de nombreux avantages pour les pilotes comme les passagers. Aux premiers, il permet d’amortir les coûts de vol notamment la location et l’achat du carburant. Cette pratique leur permet également de cumuler des heures de vol, ce qui facilite la validation de leur expérience ou le renouvellement de leur licence. Pour les passagers, le coavionnage est un moyen de voyager plus rapidement dans des zones peu desservies ou de s’offrir un baptême de l’air moins cher.

2)   Ce que dit la loi

Concernant l’aviation légère en Europe, le nouveau règlement européen n°965/2012 est entré en vigueur depuis le 25 août 2016. Il permet désormais à la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC) de mieux encadrer les pratiques de coavionnage déjà existantes. Il en ressort deux cas de figures : les vols circulaires ou locaux, et les vols de navigation. Partageant les mêmes critères qu’un baptême de l’air classique, les vols circulaires sont assimilés à des vols de découverte. Les vols de navigation sont de véritables moyens de transport dont les frais sont partagés par les passagers.

La nouvelle réglementation fournit un cadre légal strict. Un minimum d’expérience est requis de la part du pilote pour lui permettre de gérer les situations à risque. Le pilote doit justifier une expérience d’au moins 200 heures de vol après l’obtention de sa licence. Pour les vols de navigation, le pilote doit détenir une qualification de vol aux instruments ou une qualification d’instructeur s’il ne possède pas une licence de pilote professionnel. Pour les vols circulaires inférieurs à 30 minutes, l’appareil ne doit pas s’éloigner au-delà de 40 kilomètres de son point de départ.

3)   Réticences et restrictions

 

Le coavionnage n’est pas dénué de risques et n’échappe pas aux dérives. Les pilotes ne sont pas forcément des professionnels, les avions sont parfois loués dans des aéroclubs et le vol peut être annulé à tout moment. Les pilotes notés par leurs passagers pourraient prendre des risques inconsidérés pour satisfaire leurs exigences. On craint que si la pratique se démocratise, le nombre d’accidents augmente. Comme les prix varient selon le taux de remplissage de l’appareil, il n’est pas non plus dit que les tarifs soient forcément beaucoup plus intéressants que ceux des vols classiques.

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